«La famille dysfonctionnelle fait référence à un système familial relativement stressant, voire malsain, au moment de l’enfance et/ou l’adolescence, ce qui fausse les repères par la suite et contamine l'humeur ou la personnalité à l’âge adulte. Au lieu de se constituer en système ouvert et structurant, le système familial dysfonctionnel n'assume pas la fonction de permettre à chacun de développer une identité propre, une autonomie normale et de développer des relations saines à l'intérieur comme à l'extérieur de son giron.
Dans la famille, les enfants et les adolescents sont assujettis aux adultes qui exercent l’autorité sur eux. Une autorité saine et rassurante permet d’encadrer et de soutenir les jeunes. Inversement, la violence, la cruauté, les abus de la part des parents instaureront des rapports de type sadique sur l’enfant. De même, une autorité parentale débonnaire, caractérisée par le laisser-faire ou la négligence, laisse les enfants sans structure suffisante pour se développer.»
Dans la famille, les enfants et les adolescents sont assujettis aux adultes qui exercent l’autorité sur eux. Une autorité saine et rassurante permet d’encadrer et de soutenir les jeunes. Inversement, la violence, la cruauté, les abus de la part des parents instaureront des rapports de type sadique sur l’enfant. De même, une autorité parentale débonnaire, caractérisée par le laisser-faire ou la négligence, laisse les enfants sans structure suffisante pour se développer.»
Autre appellation pour famille dysfonctionnelle:
Famille fusionnelle :
«Famille où l'individuation n'est pas possible, car ne supportant pas qu'un de ses membres puisse acquérir une pensée ou une position de vie différenciée en dehors d’elle. Ce type de famille fonctionne sur le mode de l'isomorphie : tous les sujets doivent être identiques. Au-delà de cette spécificité, il s'agit de familles où s'exercent des violences psychologiques ou physiques ou bien des modes éducatifs ou affectifs carenciels.
Les membres de la famille fusionnelle partagent un fantasme commun , celui de faire partie d'un même corps. Il existe dans ces familles une proximité, une indifférenciation, un manque d'individuation des psychés lié au fait que l'ensemble des membres doive partager les mêmes idées, les mêmes pensées. L'attachement au sein de ces familles est basé sur la dépendance. Chaque membre a un besoin fondamental de l'autre pour se sentir sécurisé.»
Source: http://www.psyvig.com/lexique.php?menu=18&car_dico=F&id_dico=187
Nul besoin de vous dire que dans un tel contexte, la porte est grande ouverte aux abus de toutes sortes, comme par exemple l'inceste, (physique ou psychologique).
Les “climats incestueux”
«Mais l’inceste ne se limite pas non plus à cette longue liste d’actes, car, à côté de l’inceste que l’on peut dire " avéré ", il existe tout ce que l’on a coutume de regrouper sous le terme de " climat incestueux ". C’est-à-dire toute une série de comportements – gestes, attitudes, regards, etc. – qui provoquent chez l’enfant ou l’adolescent malaise et angoisse sans qu’il puisse vraiment situer les causes de son mal-être.
Une érotisation de la relation
Les membres de la famille fusionnelle partagent un fantasme commun , celui de faire partie d'un même corps. Il existe dans ces familles une proximité, une indifférenciation, un manque d'individuation des psychés lié au fait que l'ensemble des membres doive partager les mêmes idées, les mêmes pensées. L'attachement au sein de ces familles est basé sur la dépendance. Chaque membre a un besoin fondamental de l'autre pour se sentir sécurisé.»
Source: http://www.psyvig.com/lexique.php?menu=18&car_dico=F&id_dico=187
Nul besoin de vous dire que dans un tel contexte, la porte est grande ouverte aux abus de toutes sortes, comme par exemple l'inceste, (physique ou psychologique).
Les “climats incestueux”
«Mais l’inceste ne se limite pas non plus à cette longue liste d’actes, car, à côté de l’inceste que l’on peut dire " avéré ", il existe tout ce que l’on a coutume de regrouper sous le terme de " climat incestueux ". C’est-à-dire toute une série de comportements – gestes, attitudes, regards, etc. – qui provoquent chez l’enfant ou l’adolescent malaise et angoisse sans qu’il puisse vraiment situer les causes de son mal-être.
De ces " climats incestueux ", on pense souvent qu’ils sont " moins graves ". C’est une erreur : ils sont, en fait, extrêmement destructeurs. Leur caractère flou et imprécis les rend " sans limites ", sans contours définis. L’enfant, et plus tard l’adulte, ne peut donc pas dire : " On m’a fait ça " et se reconnaître, avec un sentiment de légitimité, victime. D’autant que, s’il interpelle l’adulte, celui-ci peut toujours nier : " Mais enfin tu rêves ! Qu’est-ce que tu vas chercher ? ", ou même lui " retourner le compliment " : " Tu as vraiment l’esprit mal placé ! "
De ce fait, ces " climats incestueux " se présentent toujours, en analyse, comme des pièges parfaitement verrouillés. Comment les ouvrir ? En comprenant qu’un certain nombre de critères permettent de définir ces situations.»
Une érotisation de la relation
«Le premier de ces critères est celui de l’érotisation de la relation parents-enfants : les sentiments qui les unissent ne sont pas chastes. Ils sont fortement teintés de sexualité. Et ce, sans que les uns et les autres en soient forcément conscients.
Cela peut être le fait de parents qui répètent, ainsi, une enfance dans laquelle l’interdit de l’inceste n’a pas été clairement posé. Ils savent consciemment que leur enfant ne peut être pour eux un objet sexuel mais, inconsciemment, ils l’ignorent ou le refusent. Cela donne, par exemple, des pères dont l’attitude face à leur fille est ambiguë. Le désir n’est pas totalement absent des regards qu’ils portent sur elle. Les baisers ont tendance à glisser de la joue à la bouche, les mains à s’attarder, etc.
Mais cela donne aussi bien des mères qui jouent les coquettes avec leur fils adolescent, essayant leurs robes devant lui et cherchant manifestement à provoquer chez lui une " admiration " qui les " narcissise ", qu’elles ne trouvent pas chez lui (l'admiration) ou ne cherchent pas ailleurs.
De la même façon, on reste parfois dubitatif devant le récit de certaines " bagarres " entre pères et fils. Dans des familles où ce corps à corps quotidien et sans mots – " Ils se roulent tout le temps par terre tous les deux, ils adorent ça ! " dit la mère – n’est manifestement pas un jeu occasionnel, mais le seul mode de relations que pratiquent les deux protagonistes. On reste dubitatif, car on est fondé à se demander quels émois – peut-être éprouvés jadis à l’adolescence – le père recherche, inconsciemment, dans ces joutes qui sont, de toute façon, toujours érotiques pour un enfant. Tous les patients adultes qui racontent ce genre de souvenirs en témoignent.»